Paysage éclaté comme un puzzle que l' on ne parvient pas à recoller : volcans, cratères, vapeurs de souffre, eaux bouillantes, mornes couverts d'ananas, bananiers. l' immense houle de la canne à sucre et la forêt tropicale.
Plages bordées d'un épais massif de résiniers, dont le cuir des feuilles assiettes abrite les trous des crabes de terre, les vents alizés peignant le soleil vert des cocotiers. des frégates guettent le retour des pêcheurs, mais les cormorans, plongent leur flèche noire sur les poissons somnolants, entre deux eaux tièdes. il y a aussi des tortues qui, se font rares car trop chassées et de gros iguanes craintifs qui s'enfuient dans un tohu-bohu craquant de feuilles mortes.
C'est beau, c'est vrai et ce n'est pas être ridicule d'en convenir sans réticence. Il n'y a que la notion de paradis qui soit à revoir : l' ombre de la lumière ici c'est l' Economie avec une majuscule. Quand à gloser sur le paradis, autant régler la question de suite car on ne craint pas d'affirmer qu'il existe. Qu'il serait même beaucoup plus près qu'on ne l' imagine. Un peu au nord de la Martinique, un peu à l' est de la Guadeloupe : à un petit quat d'heure de Pointe-à-Pitre en avion de poche.
Cocotiers et bananiers sont deux éléments essentiels de la flore antillaise qui puise sa vitalité dans la terre volcanique de la Soufrière et de la montagne Pelée.
Fort de France :
Perché sur son socle de pierre, le « fondateur du destin colonial de la France », Belain d’Esnambuc perché sur son socle de pierre pointe son index de bronze sur la flotte qui mouille à ses pieds : trois grands paquebots blancs débarquent des touristes à l’aide de chaloupes...continuer