Le REGGAE
Ces Noirs qui ne cessent de se réclamer de leur
origine africaine sont les propagateurs d’un mouvement
qui a pris naissance dans les années 30.
Les rastas se considèrent sur l’île
comme en terre d’exil. Ils chantent « nous
venons d’Afrique et nous retournerons en Afrique » Ils
mettent en musique toute leur nostalgie, leur frustration
et leur haine de l’Occidental qui, estiment-ils
les maintient prisonniers, Curieusement, ces thèmes
hostiles au monde blanc sont la base de la musique Jamaïquaine
actuelle qui connaît une audience internationale
sous la forme du reggae.
Me reggae est né vers la fin des années
50 : des chanteurs locaux, qu’on ne paie généralement
pas, chantent sur un rythme saccadé leurs espoirs
et leurs rêves, violents, voire provocateurs. Ils
crient la misère des parias et leur désir
d’indépendance.
Bob Marley, mort prématurément,
a été un grand prêtre de cette musique.
En Jamaïque, le reggae est partout, les haut-parleurs
le déversent à flots tandis que, nonchalamment,
les Jamaïquains se déhanchent à son
rythme. Mais il existe dans l’île bien d’autres
musiques.
Le dimanche, les croyants chantent les « gospels » au
temple presbytérien ou baptiste. Les chorales
sont très répandues dans les écoles.
A côté de ces musiques sages, le calypso,
popularité dans les années 60 par Harry
Belafonte, n’est plus aussi jamaïquain, mais
il est toujours très prisé par les touristes
qui le dansent.
Les Jamaïquains aiment toutes les danses. C’est
la folie, la magie du rythme. Musique et danse sont,
pour le Jamaïquain, indissolublement liées à sa
manière de comprendre la vie.
Il vit sur un volcan,
un séisme peut toujours se produire, les cyclones
font des ravages plus ou moins catastrophiques. Dans
ce paradis, il y a toujours un danger que nul ne peut
maîtriser.
Le danger est également humain,
dans les villes, il existe toujours une tension latente.
L’expression favorite du Jamaïquain est Keep
col man, car prévenir la montée de la colère
est vital. Le Jamaïquain préfère voir
le côté positif des choses. Sur cette île
au soleil, l’optimisme est bien présent.