ART ET CULTURE
On ne peut pas parler d’une architecture jamaïquaine,
mais il existe des architectures découlant d’influences
et dominations différentes. 15 ans après
l’avoir découverte, les Espagnols s’y
installent.
Ils exterminent les Indiens Araxwaks,
pacifiques mangeurs de limaçons, qui vivaient de la manière
la plus naturelle qui soit. Ici comme ailleurs aux Antilles,
c’est d’Afrique que l’on fait venir
la main-d’oeuvre, ces Noirs dont les descendants
forment la majorité de la population.
Les Espagnols
sont éliminés par les Anglais en 1655 et
pendant plus de 300 ans, l’île va être
colonie Britannique.
On sait que les Anglais on l’art
d’exporter leur mode de vie en imposant leurs façons
de voir, de penser et de construire. On découvre
en Jamaïque, des manoirs d’un pur style anglais
avec leurs toits pointus, leurs fenêtres à petits
carreaux et leur gazon impeccable.
Mandeville, renommée
pour son climat très sain, a aussi encore des
allures anglaises, avec son palais de justice et ses
nombreux cottages disséminés dans la campagne
environnante.
En dehors de l’influence anglaise,
c’est la disparité qui frappe. Les vieux
hôtels sont remplacés par des palaces de
style américain.
Des buildings de verre et d’acier
sont édifiés à Kingston, la capitale.
D’un côté, c’est la misère
complète avec West Kingston et ses quartiers insalubres,
de l’autre, ce sont les villas et immeubles cossus,
ou se tasse une population qui vit du petit commerce
pour les plus privilégiés et de rien du
tout pour les plus démunis, qui vivent
dans des bidonvilles.
L’architecture est ici le reflet d’une société qui
va d’un extrême à l’autre.