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Comme
nation, l'Italie émerge en 1871. Jusque-là, le pays est politiquement
divisé en un grand nombre de villes, de provinces et d'îles
indépendantes. Les cultures d'Etrusque, grecque et romaine
ont une influence dominante sur les Italiens d'aujourd'hui.
Jusqu'à la fin du V siècle Av JC, l'Italie est dominée par de nombreuses tribus
avant d'être sous la coupe de Rome. Les cent dernières années de l'empire
romain
occidental, (dès la seconde moitié du IVe siècle) coïncident avec les grandes
migrations des peuples germaniques (Visigoths, Vandales, Huns, Alémans etc.)
qui, à différentes occasions ont envahi ces territoires. Les conditions économiques
sont également le reflet de l'instabilité politique du gouvernement impérial,
elles se sont détériorées, et sont accompagnées d'une baisse de la population.
La fin de l'autorité impériale, rapidement suivie de la crise papale, impliquant
son transfert vers la France de 1309 à 1377, s'accompagne d'un renforcement
de l'indépendance des communes italiennes nordiques et centrales. On constate
une amélioration économique notable pour la majorité des villes de Toscane et
de la vallée du Pô. Dans la pratique, cette autonomie engendre la création
des premières villes-états dotées de puissances économiques et militaires propres.
La paix de Lodi (1454), signée par les grands états italiens de Milan, Florence,
Venise, Rome et Naples, génère une période de calme, dans le panorama politique
agité de la Renaissance italienne.
Après cette brève
mais intense période de développement est venu d'abord l'écho de la révolution
française (1789) et de la fin tragique de sa monarchie
(1792), puis les armées de Napoléon. La campagne italienne de Napoléon (1796) a apporté avec elle
l'espoir imminent d'une Italie indépendante et installée
l'influence culturelle de la France. Une contribution qui
devait jouer un rôle significatif au cours des discussions
politiques et philosophiques menant à l'esprit révolutionnaire
du XVIIIe siècle. Les graines de la liberté et du changement
avait été semé en Italie et un sens de l'unité nationale avait été
réveillé par l'établissement des premières structures
républicaines puis du royaume de l'Italie.
Après le
plébiscite en faveur de l'annexion du Piémont (1860), a
commencé la construction, de l'Italie méridionale par
Garibaldi. Proclamé à Turin 17 mars 1861, bien
que les cas de Rome (conquit par la force le 20 septembre 1870)
et de Venise aient été encore en suspens (ajouté en 1866 suite à
un conflit avec l'Autriche).
A la fin de la
première guerre mondiale, se créa le parti populaire, qui
après la victoire des législatives de 1921 (35 députés) devint
le Partito Nazionale Fascista, dirigé par l'ancien leader
socialiste et interventionniste Bénito Mussolini. Ce parti se
dota d'un programme révolutionnaire et propulsa son chef à la
tête du gouvernement italien.
La politique extérieure de l'Italie se
caractérise par son expédition coloniale en Ethiopie (1935-36)
et sa participation à la guerre civile espagnole au coté des
franquistes. Ses relations avec la France, l'Angleterre et
l'URSS que l'Italie fut la première à reconnaître, se
détériorent suite au pacte italo-germanique donnant
naissance à l'axe Rome-Berlin en 1936. Engagement qui entraîne
de facto son entré en guerre en 1940 auprès de l'Allemagne. En
1943 devant la déconvenue militaire, Mussolini est destitué
par son parti et remplacé par Pietro Badoglio qui signe
immédiatement l'armistice avec les alliés le 3 septembre 1943.
Réfugié au nord de la péninsule, soutenu par l'Allemagne, Mussolini forme un gouvernement d'opposition,
et s'engage dans une guerre civile qui
s'achève avec l'intervention des alliés et son décé en
avril - mai 1945. La république fut proclamée le 18 juin 1946
suite à un référendum, un parlement élu siége le 1 janvier
1948.
Sortie de cette
guerre internationale et civile complètement ruinée, accablée
par de nombreuses restrictions eu égard à sa participation au coté
de l'Allemagne nazie notifiées dans le traité de paix de Paris
(1 février 1947) La nouvelle république italienne s'est lancée
dans de grands chantiers de reconstruction et de relance de son
économie. Ainsi fut-elle en 1957 un des membres fondateurs de
la CEE (traité de Rome), puis de l'UE. Elle est aujourd'hui un
des piliers de la construction européenne tant politique,
économique que sociale.
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