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L'histoire
de la Guadeloupe
La plus grande des îles des Antilles française
découverte en 1493 par Christophe Colomb.
Karukera
ce qui signifiait "l'île aux belles eaux" devenue
Sainte Marie de la Guadeloupe en hommage au sanctuaire de
Santa Maria de Guadeloupe, n’était pas vierge
de toute civilisation.
Le célèbre navigateur
découvrit les Indiens Caraïbes. Les premiers
colons européens (la plupart français) y débarquèrent
au 17ème siècle. Depuis 1871, l’île
est représentée au Parlement français.
Elle devient département français d’outre-mer
en 1946. 
On connaît très peu de chose sur les premiers
habitants de la Guadeloupe. L'île était à l'époque
peuplée par les indiens Caraïbes. Karibe, signifie « cannibal ».
Le mot existe depuis
que de nombreux conquistadores sont passés par le gril des terribles occupants « indiens » lesquels
avaient déjà exterminé les précédents
Arawaks, avant de finir eux-mêmes sous les coups des
nouveaux venus : sur 1 200 000 indigènes que comptaient
les îles à l’arrivée de Colom,
il n’en restait guère plus de 12 000 dix ans
plus tard. Les Arawaks étaient des indiens du Vénézuéla.
Ils vivaient surtout de cueillettes, de chasse et un peu
d'agriculture : maïs, ananas, manioc, tabac, coton.
Peuple pacifique, ils furent pratiquement tous décimés
par les Caraïbes.
Quand hypnotisés par les découvertes du Pérou
et du Mexique, les Espagnols abandonnent définitivement
les îles pour la Terre Ferme, Français et Anglais,
lâchant peu à peu la flibuste, se tournent vers
elles pour occuper le terrain vacant.
C’est que, stérilisées
du point de vue minier, elles s’ouvrent toutes grandes à ces
cultures que méprisent les cavaliers de l’Apocalypse
menés par Cortès : épices, tabac, indigo,
café, cacao… La canne à sucre viendra
plus tard.
Nous sommes en plein XVIIè siècle. L’ennemi
n’est plus espagnol, mais français ou anglais
selon le bord. Peu belliqueux, les Hollandais se contentent
de mener à bien leur commerce à l’aide
d’une flotte qui ne cesse de grandir.
Historiquement, la colonisation commence dans l’île
de Saint-Christophe, où le Normand Belain d’Esnambuc,
fatigué par vingt années de course sans mirifique
profit aux trousses des flottes de l’or, s’affale
un jour avec son méchant brigantin de quatre canons
baptisé l’Espérance.
En 1625, il y a
déjà là quelques Français, perdus
un peu dépenaillés, et une poignée d’Anglais,
tenus en main par un certain Thomas Warner.
Les deux hommes
passent un contrat aux termes duquel ils se
partagent le terrain. L’entente ne va pas durer longtemps. La guerre éclate
presque aussitôt pour la possession du plus grand nombre
possible de ces morceaux de terre voguant sous les alizés.
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