La population totale de la Corse
atteint environ 250.000 habitants
Ajaccio et Bastia groupent plus du tiers de cet effectif.
La Corse est la moins peuplée des grandes îles de la Méditerranée
occidentale : Sicile, Sardaigne et Majorque. La physionomie de la population
Corse s’approche aux départements des Alpes du Sud et
des Cévennes.
L’émigration
L’émigration active dès la période génoise,
s’est accélérée après 1850. Depuis,
le maximum démographique de la fin du 19è siècle,
on estime qu’il est( sorti de l’île près de
200 000 habitants soit à peu près le chiffre de la population
restée sur place avant la dernière vague d’immigration.
Le midi méditerranéen, la Région parisienne, la
région Rhône-Alpes comptent les plus fortes colonies corses
du « continent ». Marseille, Toulon et Nice deviennent
statistiquement, des villes aussi corses.
L’émigration
Dès le 19è siècle, un flux régulier de
travailleurs italiens avait fourni à l’agriculture corse
une main-d’œuvre rapidement assimilée. De 1958 à 1964
viennent s’installer en Corse 17 000 Français repliés
d’Algérie.
Comme dans les autres départements de la Métropole, on
assiste à l’arrivée de nouveaux contingents de
travailleurs – Nord Africains, Espagnols et Portugais requis
par les travaux de génie civil et de défrichement.
Activités et développement
Les progrès du tourisme jouent un rôle d’appoint
précieux. Mais un avenir assurant aux Corses eux-mêmes
une activité professionnelle dans leur île ne peut pas
se concevoir sans la création d’industries légères.
L’âme Corse
Les Corses paraissent austères, à l’image de leurs
maisons, graves, avec pourtant quelques accès d’exubérance
latine ; différents au Nord et au Sud plus policés sur
les côtes et plus rudes en montagne. Mais ils ont en commun une
histoire mouvementée et une vie dure responsable d’une
structure familiale patriarcale où l’homme est tout-puissant,
du moins en apparence.
Il est souvent admis par les continentaux que leurs concitoyens
soient accablés de certains travers comme la nonchalance, la
susceptibilité, l’esprit de clan, et d’avoir une
fâcheuse tendance à la tricherie fiscale ou électorale… mais
ces travers sont aussi compensés par des qualités : sobriété,
bravoure, culte de la famille, sens de l’honneur, de l’humour,
fidélité à l’amitié et à la
parole donnée.
De son côté, le Corse regarde avec méfiance ceux
qui ne font pas partie de la tribu. Il apprécie qu’on
vienne contribuer à son mieux être mais moins qu’on
y réalise des profits dont il est exclu.
Le peuple Corse est un peuple méditerranéen très
marqué par son insularité, ils peuvent être fatalistes
et routiniers, catholiques pratiquant, et versent parfois dans la superstition.
Ils aiment leur île par-dessus tout, mais loin d’elle,
ils font preuve d’une étonnante faculté d’adaptation
et d’un remarquable esprit d’entreprise servi par une ambition
et une curiosité intellectuelle. Ils cultivent leur particularisme,
et beaucoup ont joué un rôle éminent dans l’Etat
ou incarné la présence française dans les terres
lointaines.
La Corse et le culte des morts. D’imposantes chapelles sont édifiées
La peine du talion. Autrefois, celui qui avait été gravement
offensé, estimait qu’il devait faire justice lui-même
: c’était la vendetta. Le mythe de l’honneur l’y
obligeait. La règle voulait que le justicier après l’assassinat
pris le maquis, c’étaient des bandits d’honneur.
En réalité ils furent peu nombreux.
Langue et folklore C’est une langue riche, concrète et
savoureuse. Elle compte la langue du Nord-Est, proche du toscan, aux
résonances italiennes et celle du Sud-Ouest, plus originale
dans son vocabulaire et sa prononciation. Les chants traditionnels
sont proches du chant grégorien et des mélopées
arabes. Ils sont souvent improvisés, ils expriment la douleur,
la haine, l’amour. Le goût du chant demeure toujours, mais
la musique s’est modifiée au contact de l’Italie,
les airs sont plus doux et plus mélodieux.
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