La Chine du Xijiang et de la mer
La Chine n'est pas seulement attachée à la terre.
Du XIè au XVè siècle, elle fut une grande puissance maritime.
La Chine de la mer offre 14000 km de côte très découpée
La pêche est la principale ressource, de l' étroite bande littorale de Shanghai à la frontière du Viêt-nam. Le pays présente 145 000 km de voies navigables.
Des bateaux de toutes sortes sillonnent, surtout dans la moitié sud du pays, fleuves, rivières et grands lacs, tous reliés par des milliers de canaux. Tout un peuple de mariniers, de bateliers, de pêcheurs tirent l' essentiel de leurs ressources de ce monde aquatique. La pêche en eau douce et la pisciculture en fournit la plus grande part.
La Chine de la mer est aussi celle où la densité de peuplement est la plus forte. Pêcheurs et bateliers habitent sur leurs bateaux, qui forment de véritables villages flottants.
Certains peuples vivent ainsi depuis des siècles, comme les Tankas, peuple du mon flottant qui, depuis l' époque des Song, n'avaient pas le droit de s'installer à terre. Depuis 1949, le gouvernement reloge cette population flottante. Ainsi, dans le quartier des pêcheurs de Canton, sur la rive sud de la rivière des Perles, plus de 10 000 personnes ont ainsi regagné la terre ferme.
Les provinces maritimes du Guangxi, du Guangdong et du Fujian forment une entité économique, traditionnellement orientée vers le commerce.
Canton est la capitale économique de cette Chine maritime, grâce à sa situation au bord du Xijian, fleuve le plus important des régions du Sud. Depuis 2000 ans, la ville est le carrefour des grandes routes commerciales allant du nord au sud et de l' est à l' ouest. Mais, par le delta de la rivière des Perles, elle communique aussi avec la mer de Chine et avec l' étranger. De très grosses foires commerciales se tiennent chaque année à Canton, perpétuant ainsi une très ancienne tradition. A visiter : le temple des 6 banians, le marché de Qingping, le parc Yuexiu, excursion sur l' île de Shamian, temple des ancêtres de la famille Chen.
Le marché
Il est un des lieux principaux de la vie chinoise. Très peu de foyers possèdent un réfrigérateur, si l' on veut des produits frais, essentiels à la cuisine chinoise, il est nécessaire de faire le marché tous les jours. C'est aussi le point de rencontre entre ville et campagne.
Les fleurs.
Les Chinois adorent les fleurs. Un des noms de la Chine est Zhong Hua, le « pays du milieu fleuri ». On en trouve sur les balcons, dans les cours, dans les parcs et dans les jardins publics, où se tiennent régulièrement de grandes expositions florales.
l' élevage des poissons d'ornement.
C'est une très ancienne passion chinoise. Tous les parcs et les jardins possèdent une pièce d'eau remplie de poissons rouges. Ils sont normalement de couleur uniforme qui va du jaune d'or au rouge vif.
Le bambou.
zhu en chinois est l' ornement typique du paysage chinois. Il en existe une dizaine de variétés qui servent à la gastronomie, à la construction, à la fabrication du papier. Il est souple et se plie facilement mais se redresse toujours (symbole du sage).
l' ivoire.
Le travail de l' ivoire remonte à plusieurs millénaires, lorsque les éléphants, qui subsistent encore aujourd'hui dans le Sud-Est asiatique, vivaient en Chine centrale et méridionale. Dès le VIè siècle av. J.C. Ils n'existaient plus qu'au Yuman et dans la région de Canton. Plus tard, grâce au développement du commerce maritime, les Chinois importèrent de la côte orientale de l' Afrique, un ivoire de plus belle qualité.
Avec le perfectionnement de la fonte, du bronze et surtout du fer, les Chinois disposent d'outils pour sculpter de plus en plus finement l' ivoire, matière dure, qui permettait néanmoins une extraordinaire délicatesse de travail.
Canton est depuis très longtemps un des principaux centres d'artisanat de l' ivoire. Les objets cantonnais se distingue par la complexité de leur sculpture très fouillée et moins sobre que celle du Nord. Papier découpé. Si l' artisanat de l' ivoire est un produit de luxe réservé à l' exportation, le papier découpé est le plus populaire de tous les arts traditionnels chinois. Dans chaque foyer, au moment des fêtes du nouvel an, on décore les fenêtres et les murs de figurines d'une incroyable finesse. Fleurs, papillons, dragons, silhouettes sont découpées dans du papier blanc ou multicolore.
Les lanternes.
Aucun peuple n'a montré autant d'imagination que les Chinois pour éclairer leurs maisons ou pour égayer leurs cérémonies. Les lampions de nos fêtes font petite figure à côté de ces lanternes, merveilles aux formes multiples. Armées de bois ou de fin bambou, décorées de papier peint aux joyeuses couleurs ou de soie délicate, rondes, carrées, octogonales, en forme de poisson, d'oiseau, suspendues ou portées au bout d'une perche, elles sont le principal ornement d'une des fêtes du nouvel an, justement appelée la « fête des Lanternes ». Gulin est célèbre pour ses collines en forme de piton qui se dressent comme d'énormes menhirs couverts de végétation. Elles sont si nombreuses qu'il est difficile de les compter. Pourtant chacune a un nom, aussi étrange que sa forme : colline des trésors accumulés, colline en trompe d'éléphant, colline du chameau, rocher à la flûte ou montagne du cheval céleste. Chacune a sa légende, comme il y a une légende au bout de chaque rue.
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