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La Chine des montagnes Sur les hauts plateaux du Yunnan oriental à une centaine de kilomètres au sud-est de Kunming, se trouve la capitale de la province.
Dans les vallées, autour des lacs apparaissent de superbes oasis avec une végétation luxuriante. Dans tous ces ba zi, ces creux fertiles, se nichent des villages, maisons de briques crues ou de terre battue. Sous la pression de l' expansion démographique, à laquelle s'ajoutaient les poussées des nomades des steppes, s'est amorcé un mouvement du nord vers le sud. Le peuple Han est né d'un amalgame de tous les peuples au cours de cette progression. Le Han se déplace du nord au sud. Être Han dans la Chine d'aujourd'hui, ce n'est pas parler la même langue, ce n'est pas appartenir à la même race, à la même religion c'est avoir en commun un art de vivre, une culture et surtout une structure sociale et philosophique d'une remarquable cohérence et d'une stupéfiante longévité. Ces hommes des régions montagneuses ceux de l' ouest du Guangxi et du Sichuan, du Guizhou et du Yunman et ceux du Tibet même s'ils ne sont pas encore des Han sont tous des Chinois. La Chine des montagnes est une énorme masse, un million et demi de kilomètres carrés, soit près du tiers de la Chine qui occupe tout le sud-ouest du pays.
Dans les villages sanis de la région des lacs, au sud-est de Kunming, les maisons sont construites en briques de terre crue simplement séchées au soleil. Une tradition interdit aux femmes de participer à leur construction car les maisons s'écrouleraient. Kunming, est la capitale de la province du Yunnan, pendant des siècles elle a été le carrefour commercial de la Chine du Sud-Ouest. Les hauts plateaux du Tibet et du Qinghai sont le domaine des moutons, des chèvres et des yacks. Pourtant les Tibétains ne sont pas des nomades. Dès l' automne, les troupeaux quittent les pâturages d'été pour les étables dans les vallées. La grande foire de mars, à Dali en pays bai au nord du Yunnan. 22 nationalités y sont représentées : les fruits aux couleurs éclatantes, les épices aux parfums étranges et partout des femmes comme des bouquets de fleurs exotiques dans leurs beaux costumes de fête. l' amour s'inscrit dans le paysage, chaque montagne, chaque lac, chaque rocher de forme étrange a sa légende qui est toujours une histoire d'amour. La préfecture autonome dai du Xishuangbanna est située dans une magnifique région de montagnes et de vallées fertiles. On y cultive le riz, le thé et la canne à sucre. Les Dais appartiennent comme les Zhuangs de l' Est, au groupe de la culture thaie. Leurs maisons de bambou et de bois construites sur pilotis ne comportent qu'une seule grande pièce divisée par de légères cloisons. Les Ainis appartiennent au peuple kani. Ils habitent au pied de la montagne qui porte leur nom, dans la région de Xishuangbanna, au sud du Yunnan, à la frontière avec la Birmanie et le Laos. Ils cultivent le riz et le maïs dans des champs en terrasses. Leurs villages s’étagent sur les pentes au milieu de bosquets de palmiers et de bambous. La civilisation tibétaine émane du lamaïsme, dont la lumière incarnée, le dalaï-lama rayonnait depuis le palais du Potala à Lhassa. Dès que la liberté leur a été rendue après la Révolution culturelle, les pèlerins se sont pressés à nouveau vers les grands monastères de Lhassa. Chaque jour, ils portent au Drepung les petites lampes à beurre dont l’âcre fumée noircit l’or des bannières sacrées. Le théâtre populaire tibétain . Les représentations théâtrales font partie intégrante des fêtes traditionnelles du calendrier agraire : fête de la mousson, au milieu de l’été et fête du nouvel an qui est aussi la fête du printemps. Ces spectacles ont un caractère religieux. Au milieu de la scène est dressé un autel entouré de petits arbres et chargé d’offrandes de bon augure. Selon un rituel immuable, le spectacle commence par une pantomime qui oppose des chanteurs de bons vœux arborant le masque noir et blanc du rnongpa (le chasseur) à des ache lhamo (les sœurs déesses) coiffées d’une couronne ornée de grands éventails multicolores. La pièce raconte la vie de Bouddha, celle de saints lamas ou de personnages historiques ou légendaires. Le spectacle se termine par un autre rite religieux, l’échange des hatas (les écharpes de félicité) longues pièces de gaze blanche offertes en signe d’amitié, de gratitude ou de respect que l’on porte autour du cou.
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