Art Africain - Histoire de l'Afrique
Les masques
A chaque fête son rituel et son masque. Le masque de sagesse du chef, le masque de griot, le
masque frappeur qui fait peur aux enfants
, le masque de danseur et celui de la bonne humeur. Il y a
aussi le masque du chanteur, celui du mendiant et le masque de guerre. La confection d'un
masque de sorcier avant une cérémonie rituelle se fait avec des coquillages pour les yeux, des
morceaux de métal pour les dents des fibres et des perles pour les cheveux.
Les masques de Klo, comme beaucoup d'autres masques africains investis d'un pouvoir
particulier, ne peuvent être vu par tout le monde, tant leur pouvoir est, paraît-il terrible et risquerait de
porter préjudice au non-initié. Ceux qu'on trouve sur les marchés et qu'on vend aux touristes comme
authentiques, sont donc soit faux, soit volés. Certains masques ne sortent même jamais de la case
où ils sont enfermés. Quant au porteur de masque, c'est un personnage à part auquel chacun doit
le plus grand respect. Au Bénin chez les Sombas, il arrive que le masque soit exposé en
permanence devant les « tatas ».
En Afrique noire, on danse comme partout pour son plaisir mais aussi pour accompagner certains
rites associés aux événements importants de la vie communautaire.
Les tambours transmettent des messages codés, souvent des textes sacrés. Certains spécifiques
à une cérémonie précise ne peuvent être entendus que par les initiés. Le plus souvent, ces
tambours s'adressent aux dieux ou aux ancêtres.
L'art de séduire
L'art de séduire est ancestral et les femmes passent des heures à se faire belles. Les plus beaux
bijoux sont en or, moulés selon la technique de la cire perdue. Les artistes s'inspirent de leur
univers spirituel et matériel. Tous les modèles créés ont une signification précise au sein de leur
ethnie. Souvent, seuls les initiés peuvent apprécier et percer les secrets du bijou.
La magie
La magie a un pays, et c'est l'Afrique. La confrontation quotidienne des hommes avec leurs ancêtres
et les forces de l'au-delà passe par des intermédiaires dont le nom varie selon la finalité de l'action.
Sorciers et féticheurs communiquent avec les esprits au moyen de plantes, de danses, de chants et
de sacrifices mais ne se confondent pas. L'homme auquel un sorcier a jeté un charme s'en remet
au guérisseur, qui obtient des résultats surprenants. Cueillies à certaines heures et employées
suivant certains rites, les plantes « magiques », la feuille de baobab suppriment la douleur,
régénèrent le sang et rendent la force. Seuls les fêticheurs et les sorciers savent parler aux
scorpions ou aux serpents. Ils opèrent sans anesthésie en pleine brousse.
Histoire de L'Afrique
Dès le XVIe siècle, les Européens établissent des comptoirs sur la côte du golfe de Guinée. La traite négrière apparaît, « elle va se développer au cours de XVIIe et XVIIIe siècle jusqu'au XIXe siècle.
L'origine de l'esclavage est antérieure à l'arrivée des Européens. Les Achantis utilisaient bien avant 1540 beaucoup d'esclaves pour extraire l'or des mines. Ce sont les Européens qui l'ont organisé, industrialisé, en déportant par millions des hommes et des femmes jeunes et forts vers le Nouveau Monde.
La traite du « bois d'ébène » profita à tout le monde. Il suffit de visiter l'île de Gorée au large de Dakar et son musée aux Esclaves pour comprendre qu'entre l'esclavage traditionnel pratiqué entre Africains et celui conçu par les Européens, la différence était grande.
Les cachots sombres des citadelles où résonnent des cris de souffrance de ceux que l'on enfermait là par milliers avant de les entasser dans des cales fétides.
Pendant deux siècles, ce trafic dura et en Europe de fabuleuses fortunes s'édifièrent.
Suspendue en 1789 par la Constituante, rétablie par Napoléon, la traite ne fut abolie qu'en 1848.
En 1884, date de la conférence de Berlin dite du « partage de l'Afrique » qui fut un vaste marchandage entre Anglais, Portugais, Belges et Français pour la possession de terres qui ne leur appartenaient pas et bien souvent sans tenir compte des spécifités culturelles et ethniques locales. Ce découpage "Technocratique" reste encore aujourd'hui une des principales sources de conflits.
Peu de temps après fut créée l'AOF Afrique-Occidentale Française.
En se retirant d'Afrique à partir de 1958, la France quitte des pays ne possédant que très peu d'industrie ni matériel agricole propres et sans aucune expérience, ni populaire ni dans ses élites (sauf quelques rares exceptions), de la démocratie parlementaire qui avait été importée.
La vague communiste qui suivie la pluspart des décolonisations ne fit qu'aggraver et définitivement détruire les économies tout justes balbutiantes.
Aujourd'hui, l'Afrique s'ouvre progressivement mais inexorablement à la démocratie et à l'économie de marché. Bien que le continent le plus pauvre, elle commence à prendre conscience de ses forces, tant au travers du dynamisme de sa population que de son exceptionnelle richesse en matières premières.
La Carte de l'Afrique
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